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Droupix ou parler de neurosciences autrement

Contact par le ministre de lEnseignement suprieur et de la Recherche pour prparer une vido sur le GANIL dans le cadre de la Fte de la science 2016 Invit par le CNRS et la CPU au Forum NIMS 2016 des Nouvelles initiatives en mdiation scientifique Coup de cur So14 ! 2016 Qui se cache derrire Droupix, ce jeune chercheur en neurosciences qui, au travers de ses vidos, chroniques radio et ses confrences, aborde les sciences avec justesse et humour ?

Droupix
Entretien avec Chandrou KOUMAR, laboratoire COMETE

La date de soutenance approche à grands pas désormais… Peux-tu nous parler des travaux de recherche que tu mènes au sein de l’unité COMETE ?
Ma thèse comporte une partie recherche fondamentale, menée chez l’animal, dont l’objectif est de comprendre les liens entre l’activité physique, la température du corps et le sommeil. Quand on fait du sport, la température du corps augmente, ce qui influe sur le sommeil. Je m’intéresse plus particulièrement à l’implication de l’orexine, une molécule qui a pour particularité de stimuler l’état d’éveil, notamment après une activité physique. Cette molécule est absente chez les patients atteints de narcolepsie, une maladie rare qui se caractérise par un endormissement quasiment incontrôlable.

Quant à la partie recherche appliquée, elle consistait à valider la gélule télémétrique e-Celsius© développé par la société caennaise BodyCap. Une fois ingérée, la gélule effectue un suivi de la température centrale tout le long des voies digestives. Les données sont collectées et envoyées directement, en continu, sur un moniteur dédié. J’ai mené les expériences qui ont été réalisées chez l’homme et qui consistaient à comparer les données obtenues avec la gélule et celles obtenues avec des systèmes classiques comme les sondes rectales et les sondes oesophagiennes. L’avantage d’une telle gélule est qu’elle n’interfère pas avec les activités quotidiennes. Le dispositif est particulièrement intéressant pour la collecte de la température du corps dans le cadre d’une activité sportive.


Droupix, le personnage que tu as créé, te permet de t’initier à la médiation scientifique. Comment allies-tu divertissement, narration sur le web et rigueur scientifique ?
Droupix est un apprenti-chercheur street et funky que j’ai créé il y a trois ans et qui m’accompagne depuis le début de mon doctorat. Internet est un formidable espace de liberté permettant de tester de nouveaux modes de narration. L’idée est de faire un maximum de formats originaux à travers ce personnage : parodies musicales, zapping de Neuro-PopCulture, Neuro-quizz et bien d’autres encore… Je cherche à divertir avec des sujets scientifiques. L’exigence que je me fixe toujours, pour garantir la rigueur et la qualité du discours scientifique, c’est de citer les publications scientifiques sur lesquelles je m’appuie. Je fais cela systématiquement, pour que le débat soit cadré. Je m’occupe de l’écriture, mais j’ai un grand soutien de mes proches pour le montage vidéo, le graphisme, le site internet. Au sein de COMETE, beaucoup de mes collègues doctorants m’ont donné des conseils et mes directeurs de thèse ont toujours porté un regard bienveillant sur tout cela.


Comment envisages-tu la suite ?
Le personnage de Droupix me permet de vulgariser en toute liberté, pour rendre les découvertes scientifiques accessibles et compréhensibles de tous. J’aimerais désormais aller plus loin sur cette voie. J’ai intégré, en septembre dernier, une école de journalisme à Paris, la Street School, pour me professionnaliser. Cette formation m’apporte beaucoup d’un point de vue technique et me permet de développer de nouvelles compétences, notamment sur les méthodes d’investigation. C’est aussi l’occasion de rencontrer des médias partenaires. Je vais continuer à alimenter mon site internet avec de nouvelles vidéos et j’ai également quelques projets de nouvelles chroniques radio.

Mais dans l’immédiat, je pense surtout à ma soutenance… qui aura lieu le 16 décembre ! J’arrive en bout de parcours et je commence à prendre du recul. La thèse m’a apporté une grande rigueur intellectuelle et m’a fait prendre énormément d’expérience. L’objectif est désormais que ce projet de vulgarisation qui était amateur pendant mes trois années de thèse, devienne une activité professionnelle de journalisme scientifique.

Propos recueillis le 1er décembre 2016

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Dernière modification : 24 janvier 2017


POUR EN SAVOIR PLUS

Droupix Funky Science
http://droupix.com/

UNICAEN
Université de Caen Normandie
Esplanade de la Paix | CS 14032 | 14032 CAEN cedex 5