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Le Glunomab

une nouvelle piste contre la sclrose en plaques

Richard Macrez, premier auteur sur la publication et Fabian Docagne, dernier auteur et responsable de lquipe qui a ralis ltude.

La sclérose en plaques est la pathologie neurologique la plus fréquente chez l’adulte jeune, touchant plus de 90 000 personnes en France. Si aucun traitement curatif n’existe à ce jour, la recherche fait des progrès considérables : un anticorps développé par l’unité Sérine protéases et physiopathologie de l’unité neurovasculaire (UMR-S 919 INSERM-UNICAEN) pourrait, dans les années à venir, changer la donne.

La sclérose en plaques est une maladie dite auto-immune affectant le cerveau et la moelle épinière : au lieu de défendre l’organisme contre les agressions extérieures, le système immunitaire s’attaque au système nerveux central. Les lymphocytes, principales cellules immunitaires, endommagent la myéline, cette gaine qui entoure et protège les neurones. Avec pour conséquence de perturber considérablement l’influx nerveux.

Pour le patient, cela se traduit le plus souvent par différents signes cliniques faiblesses musculaires, baisse de l’acuité visuelle, ou encore troubles de l’équilibre, de la mémoire ou de la concentration qui peuvent disparaître partiellement ou totalement en quelques semaines. Ces poussées peuvent évoluer vers un handicap irréversible. Si les traitements contribuent à limiter la fréquence de ces poussées et à améliorer la qualité de vie des patients, aucun traitement ne permet, à ce jour, d’enrayer la progression de la maladie.

Au sein de l’UMR-S 919 dirigée par le professeur Denis Vivien, une équipe de quinze personnes, dirigée par Fabian Docagne travaillent sur cette maladie complexe et multifactorielle. Cette équipe a mis au point un anticorps qui pourrait représenter une thérapie prometteuse pour lutter contre la sclérose en plaques. Les premiers résultats ont été publiés en juillet 2016 dans la revue scientifique Brain¹, consacrée à la neurologie. Cette nouvelle approche se base plus particulièrement sur le Glunomab, un anticorps qui, au vu des tests effectués en laboratoire, serait capable de bloquer l’accès à la myéline. Le ralentissement des troubles moteurs constaté chez les souris affectées d’une forme de sclérose en plaques constitue une perspective prometteuse. Pour les chercheurs, il s’agit désormais d’entreprendre des essais cliniques afin d’évaluer l’efficacité, la tolérance et la sécurité chez l’homme.

¹ Neuroendothelial NMDA receptors as therapeutic targets in experimental autoimmune encephalomyelitis.
Richard Macrez, Maria C. Ortega, Isabelle Bardou, Anupriya Mehra, Antoine Fournier, Susanne M. A. Van der Pol, Benoit Haelewyn, Eric Maubert, Flavie Lesept, Arnaud Chevilley, Fernando de Castro, Helga E. De Vries, Denis Vivien, Diego Clemente, Fabian Docagne. Brain (2016) 139 (9):2406-2419 DOI: http://dx.doi.org/10.1093/brain/aww172 First published online: 19 July 2016.

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Dernière modification : 22 septembre 2016



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