Le secteur du bâtiment est sans aucun doute le plus représentatif de l'immigration italienne en Basse-Normandie : par sa durée d'abord, puisque les maçons italiens y ont travaillé depuis la Troisième République jusqu'à nos jours ; par son extension ensuite, car les ouvriers et les patrons transalpins ont pénétré dans la région de manière homogène et capillaire. Ils sont pour la plupart originaires de l'Italie du nord, et notamment des régions qui longent l'arc alpin : le Piémont, la Lombardie, la Vénétie et le Frioul.

Partie intégrante du « continent des Alpes », selon la définition de Fernand Braudel, les zones montagneuses de ce territoire présentaient la même morphologie et les mêmes structures économiques : une agriculture de subsistance soumise aux rigueurs du climat, complétée par l'élevage des vaches, des moutons et des chèvres dans les alpages. Ce système de vie ancestral n'était pas en mesure de satisfaire les besoins de la population, qui devait chercher ailleurs d'autres sources de revenus.

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