Cette spécialisation ouvre de bonne heure la voie de la mobilité sociale aux immigrés, en les faisant accéder au petit patronat. La création d'entreprises dans le bâtiment autorise le décollage économique dès la première génération, et représente par excellence le modèle de la réussite des Italiens en Basse-Normandie. Le capital de départ est le métier : peu d'argent, mais des compétences artisanales et des outils, sans compter l'ardeur au travail des ouvriers immigrés prêts à travailler plus longtemps que les autochtones pour réussir leur projet migratoire et constituer un petit pécule pour rentrer au pays.

Cela a surtout été vrai pour les entreprises fondées au début du siècle et dans l'entre-deux-guerres, lorsque la formation sur le tas et le bagage professionnel permettent des carrières rapides fondées sur le savoir-faire, l'effort et la ténacité.

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