Après la Seconde Guerre mondiale, la France se trouve à nouveau devant la nécessité de recruter rapidement la force de travail qui lui fait défaut pour la Reconstruction, tout particulièrement dans les départements normands, parmi les plus touchés par les bombardements de 1944.

Caen ressemble à un champ de décombres : entre 68 et 74 % des logements ont été détruits, les Hauts Fourneaux et les chantiers navals ruinés, les installations portuaires endommagées. Les autres villes et villages du Calvados et de la Manche ont été tout aussi durement touchés, et le nombre de logements à reconstruire est très important. De 1946 à 1957, on a besoin d'hommes en Normandie dans les chantiers de la Reconstruction ou bien pour la démolition du mur de l'Atlantique. À l'instar de ce qui se passe sur le plan national, l'immigration italienne en Basse-Normandie marque une reprise, et les Transalpins fournissent les taux d'entrée les plus élevés pendant toute la période de la reconstruction. Plusieurs de ces nouveaux venus ont parfois été recrutés directement par l'O.N.I en Italie. Cette nouvelle et dernière vague d'immigrés transalpins comprend des Italiens résidant aux extrémités opposées de la péninsule : une partie de ce nouveau flux vient des régions du nord-est (la Vénétie et le Frioul), l'autre des contrées les plus méridionales (les Pouilles, la Campanie, la Calabre et la Sicile).

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