Axe TERRE : Transition Ecologique et Recherches sur les Risques et l'Environnement

La question de la vulnérabilité a partie liée avec celle des risques, notion que les chercheurs inscrits dans cet axe déclinent selon différents aspects dans leurs projets de recherche. Les risques techniques et scientifiques (nucléaire, nouvelles technologies, catastrophes naturelles, médecine etc.) sont souvent indissociables des risques écologiques associés aux pollutions d’origine industrielle ou agricole et au déclin de la biodiversité. Leur traitement social soulève des questions fondamentales touchant, en particulier, aux nouvelles formes de démocratie engageant des acteurs du changement, des institutions, des définitions de l’éthique. Les chercheurs de l’axe TERRE abordent les problématiques environnementales dans la société française et les changements qu’elles annoncent, en premier lieu, sur la base de questionnements théoriques sur les frontières conceptuelles en sociologie de l’environnement (objet, définitions, manuels, épistémologie). Empiriquement, ils analysent sur leurs terrains tant les pratiques des agriculteurs, des industriels, des scientifiques, des citoyens à l’égard de l’environnement que les formes que prend une transition écologique confrontée à de nombreux obstacles socioéconomiques, mais déjà engagée aussi vers des conversions productives, des secteurs alternatifs, des formes de décroissance, etc. Ils s’intéressent également à la transformation des modes de vie et des pratiques sociales de consommation, aux styles de vie alternatifs et aux pratiques quotidiennes hédonistes ou de résistance, etc. Enfin, leur champ concerne aussi la production sociale des normes environnementales (et leurs transgressions) et l’activité des lobbies, l’étude prospective d’une société post-carbone, l’éthique et la santé environnementales.

Les chercheurs de l’axe TERRE, identifiés comme étant des acteurs clé en région de la réflexion sur le développement, ont déjà été impliqués dans ​de nombreux projets de recherche (thèse financée sur les Énergies Marines Renouvelables ; recherche Interreg sur les littoraux et les changements côtiers, ​projets de recherche financés par l'ADEME, le Ministère de l'écologie, ​etc.) ainsi que dans ​des démarche​s​ de prospective​ nationale (post-carbone à l'horizon 2050-PROMOV, Cnrs) et ​ territoriale​,​ afin d’analyser les conditions des mutations à venir. Le projet TETHYS ​2017-2020 ​financé par l'ANR mobilise plusieurs chercheurs de l'axe sur la question de la transition énergétique​ et les usages sociaux de l'hydrogène. L’axe pourra ainsi mobiliser dans les années à venir l’ensemble de son potentiel pluridisciplinaire de recherche à travers le réseau GREEMAR (Groupe de REcherche sur les Énergies MArines Renouvelables) nouvellement constitué qui fédère l’ensemble des équipes de recherche de l’Université de Caen impliquées dans la démarche, ou encore le CPER Manche et le consortium EHD 2020 (Energie Hydro Data 2020) dont le Pôle Risques assurera la compétence SHS par le pilotage d’un groupe de travail spécifique.​