Copier et contrefaire à la Renaissance

Faux et usage de faux

Honoré Champion, 2014, Colloques, congrès et conférences sur le XVIe siècle, n° 2, 496 pages, ISBN 978-2-7453-2577-8
Pascale Mounier / Colette Nativel (dir.)

Poser la question de la contrefaçon et des usages de faux à la Renaissance peut sembler incongrue, tant l'époque pratique l'imitation en littérature comme en art et prise peu l'originalité. On tente pourtant alors pour la première fois de faire la part du licite et de l'illicite en matière de production manufacturée et de création intellectuelle. Face à la multiplication de pièces de monnaie rognées, de tissus alourdis en eau et, de façon nouvelle, d'œuvres, de tableaux ou de sculptures attribuées fallacieusement à un auteur ou à un maître prestigieux, de livres publiés sans l'accord d'un précédent imprimeur, des juristes et des hommes de lettres posent les linéaments d'une déontologie de la reproduction. Tous les champs d'exercice de la reproduction sont concernés, y compris ceux qui nécessitent l'identification des personnes : la littérature, les arts, le commerce, la politique, les sciences et la religion.

Imitation was an accepted part of the literature and arts of the Renaissance, an era which put little premium on originality. Yet what constituted illicit forgery was first being defined in terms of industrial production and intellectual property – laying the groundwork for an ethics of reproduction.

Vers le site de l'éditeur : http://www.honorechampion.com/fr/champion/8865-book-08532577-9782745325778.html