Nathalie Angeard (Université Paris Descartes): Peut-on faciliter l’émergence de la flexibilité cognitive chez l’enfant de 3 ans ?

Lieu : MRSH , salle SH 027
Début : 22/03/2019 - 10:00
Fin : 22/03/2019 - 12:00
Responsable(s) scientifique(s) : J.Mange & C.Sann

Le laboratoire a le plaisir de recevoir Nathalie Angeard, Maitre de conférences, de l'unité U1129, Inserm & Université Paris Descartes, USPC (Group of Developmental Neuropsychology)

 

La flexibilité cognitive permet de basculer entre plusieurs actions, représentations, tâches ou stratégies en fonction du but à atteindre et des contingences environnementales. Cette capacité est sollicitée lorsque le sujet se trouve face à un problème à résoudre et qu’il doit alors sélectionner une réponse parmi plusieurs alternatives (Chevalier, 2010). Décrite comme étant une composante exécutive complexe car sous-tendue par plusieurs processus exécutifs élémentaires (Diamond, 2013), la flexibilité cognitive apparaîtrait plus tardivement au cours du développement. Émergeant entre 3 et 5 ans, ces capacités de « shifting » connaîtraient une progression graduelle jusqu’à l’âge scolaire (Best & Miller, 2010).

Après avoir présenté les tâches classiques d’évaluation de la flexibilité cognitive (i.e., DCCS1 & 2), un bref rappel du pattern développemental de réussite à ces épreuves et des régions cérébrales associées (Dajani et al., 2015 ; Moriguchi et al., 2011) sera proposé.

Des études récentes mettent en évidence une facilitation des capacités de flexibilité chez les enfants dès 3 ans lors d’un entrainement à la redescription ou via l’utilisation de stimuli émotionnels. Ces résultats seront discutés à la lumière des modèles théoriques actuels.