Page de Marc Zabalia

Dernière modification le 15/03/2019

Marc ZABALIA
0231566277
 marc.zabalia@unicaen.fr
Bureau SE 617

Professeur des Universités

Membre de l'équipe LPCN

Professeur de Psychologie de l'Enfant et de l'Adolescent, UFR de Psychologie

Vice-président de l'Université de Caen Normandie

 

Psychologue (adeli: 14 93 0149 1)

Activités de recherche

  • Expression et évaluation de la douleur chez l'enfant typique, l'enfant atteint de déficience intellectuelle, l'enfant atteint d'infirmité motrice cérébrale / paralysie cérébrale
  • Développement des stratégies de faire face à la douleur
  • Mots clés : Douleur, Enfant, Développement, Infirmité Motrice Cérébrale, Paralysie  Cérébrale, Déficience Intellectuelle, maladies chroniques, stratégies de faire face

Le programme de recherches sur l’expression et l’évaluation de la douleur chez l’enfant atteint de déficience intellectuelle constitue une thématique originale en psychologie de l’enfant. Ces travaux sont conduits en collaboration avec des experts français et nord-américains. Cette thématique de recherche appliquée mobilise peu de chercheurs dans le monde, mais les résultats de ces travaux ont un retentissement important en termes d’évolution des pratiques de soin.

Ces recherches concernent tout d’abord l’expression de la douleur chez les enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle légère à moyenne. Il est important de considérer cette population spécifiquement car elle représente la majorité des situations de handicap et bien qu’hétérogène d’un point de vue étiologique, elle constitue la population clinique des Institutions Médico-Educatives. Cette population dispose de capacités à exprimer verbalement la douleur à l’aide d’un vocabulaire relativement riche et adapté. Par ailleurs, ce potentiel d’expression ne dépend pas du niveau de fonctionnement cognitif ni du niveau de développement verbal. Les enfants présentant des quotients verbaux faibles utilisent des expressions verbales syntaxiquement simples mais suffisantes pour décrire la nature et l’intensité de la douleur. Dès lors, on doit pouvoir utiliser une auto-évaluation de la douleur par le sujet lui-même et ne pas recourir systématiquement à une évaluation par un tiers (hétéro-évaluation). Les enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle légère à moyenne utilisent correctement et précisément un outil d’évaluation validé et couramment utilisé dans les services de soins : l’échelle des visages (Faces Pain Scale-Revised).

Ce programme porte aussi sur les stratégies de faire-face des enfants et adolescents atteints de déficience intellectuelle. Ils connaissent des stratégies et que ces stratégies sont adaptées à leur situation de handicap puisqu’elles s’appuient préférentiellement sur l’aide apportée par des tiers (recherche de support social) contrairement à celles que mettent spontanément en place des enfants au développement typique du même âge (résolution de problème). Ces données montrent que ces enfants ont une compréhension jusqu’alors insoupçonnée du phénomène douloureux. Ces stratégies génèrent des réactions émotionnelles (peur et tristesse) différentes de celle manifestées par des enfants typiques (tristesse et colère). Par ailleurs, il existe une différence entre ce que les parents d’enfants atteints de déficience intellectuelle et les enfants eux-mêmes évoquent en termes de stratégie de faire-face. Cette différence contribue certainement à la difficulté de repérage et de prise en charge de la douleur dans cette population. Ces données sont nouvelles et elles modifient la manière dont on peut appréhender cette population lorsqu’elle est confrontée à la douleur. Mieux évaluée, la douleur est mieux prise en charge. Elle ne constitue plus alors un obstacle à l’épanouissement de ces personnes ni un frein au développement de leur potentiel.

Le troisième volet de ces travaux concerne l’élaboration et le développement d’outil d’évaluation de la douleur. Il est désormais admis que pour évaluer la douleur d’une population spécifique ou bien pour évaluer une douleur de nature particulière, nous devons disposer d’un outil approprié. La Grille d’Evaluation de la Douleur – Déficience Intellectuelle (GED-DI) est la version francophone de la Non Communicating Children’s Pain Checklist (NCCPC). Les atouts de cette échelle résident dans le fait qu’elle est adaptée à l’hétérogénéité de la population (30 items), qu’elle dispose de scores seuils permettant de distinguer 3 niveaux d’intensité douloureuse (pas de douleur – légère – sévère). Enfin, elle est applicable par des soignants non familiers de la personne sans nécessité de recourir à l’entourage.

Collaborations :

En France, Amandine Dubois (MCU) Université de Bretagne Occidentale, Chantal Wood (MD) Centre de Prise en Charge de la Douleur Chronique, CHRU de Limoges; Christine Lévêque (MD) Douleur et Soins Palliatifs, Hôpital de Nanterre; Djéa Saravane (MD) Service des Spécialités Hôpital Ville-Evrard.

Au Canada, Patrick McGrath (PhD), Marie-Claude Grégoire (MD), Allen Finley (MD), Audey Steenbeeck (PhD), Erna Snelgrove-Clarke (PhD) Dalhousie University - IWK Health Center Halifax; Lynn Breau (PhD), Glenrose Rehabilitation Hospital, Edmonton; Edith Villeneuve (MD) Clinique de la douleur, CHU Sainte Justine, Montréal; Paula Forgeron (PhD) School of Nursing, University of Ottawa.

Aux Etats-Unis, Frank Symons (PhD), Chantel Burkitt (PhD), Department of Educational Psychology University of Minnesota; Frank Andrasik (PhD), University of Memphis.


N.B. : chaque page personnelle est rédigée sous l'entière responsabilité de son auteur.