Axes de recherche

 
Dans la continuité du thème « Archives de la création » du précédent contrat, il s’agit de fédérer dans ce « thème » les recherches en Littérature et Arts du spectacle qui s’intéressent aux conditions de production, de circulation, de diffusion et de réception des œuvres littéraires, théâtrales et cinématographiques, recherches qui, sans négliger leur dimension esthétique, s’intéressent au premier chef aux conditions d’existence des œuvres, qu’il s’agisse de productions fortement ou faiblement légitimées culturellement.
 
 
Le thème « Actualités de l’Ancien » a été construit récemment (2017), autour de la volonté d’interroger les différents modes de transmission, d’usage et de recréation d’objets littéraires et artistiques d’une époque passée par une autre. Il a donné lieu à un séminaire : « Qu’est-ce que l’Ancien ? », qui a permis d’en consolider les enjeux épistémologiques et les questionnements : Réfléchir sur les formes, les raisons et les enjeux de l’« actualité » de l’ancien, c’est remettre en perspective les notions de mémoire, de patrimoine, de témoignage, et penser leurs usages ou leur mise au présent, qu’il s’agisse des enjeux de l’interprétation ou de la forme de la reviviscence, de la migration, de la permanence ou de la réinvention. Se nourrissant de cette réflexion théorique, le projet articule actions en cours et nouvelles perspectives de recherche.
 
 
Au vu des séminaires, journées ou colloques entrepris en 2020, la proximité des travaux menés dans les thèmes précédemment intitulés « Territoires de la fiction » et « Écritures de l’image » est apparue évidente : s’y croisent les études d’une œuvre d’auteur, les travaux sur une esthétique et son développement diachronique, ou sur les formes populaires et leur évolution ou les différentes personnalités qui participent à leur création (acteurs, réalisateurs…).
Un nouveau thème s’est donc imposé dans le cadre du prochain contrat quinquennal : « Esthétique, poétique et imaginaire ». S’y inscriront les recherches en études littéraires, théâtrales ou cinématographiques qui prendront l’œuvre pour objet, en tant qu’elle est le fruit d’un geste de création poïétique, d’une opération imaginaire et formelle singulière. Du point de vue épistémologique, il s’agit donc de se centrer sur l’œuvre elle-même, en suivant la perspective de la critique de l’imaginaire et de la critique de la conscience : le thème imaginaire est envisagé comme un principe d’organisation et de structuration de l’œuvre dont la forme constitue le sens. Il s’agit donc de compléter les approches contextuelles (histoire littéraire, histoire culturelle, archives) ou intertextuelles par une plongée dans l’œuvre, sans se limiter au plan structurel mais sans négliger la configuration formelle et ses effets esthétiques, éthiques, politiques.
 
 
Ce thème interroge les arts en tant qu’action et relation entre les différents pôles qu’ils assemblent (producteurs/récepteurs/médium/environnement). Il s’intéresse à la mise en œuvre plutôt qu’aux œuvres en tant que produits finis. En s’ouvrant à la dimension anthropologique dans le sens large du terme, les recherches qui s’y inscrivent aborderont la création et la réception comme pratiques vivantes.